LE MUR
Lettre ouverte
La cohésion sociale s’étiole, se délite. La périphérie se peuple de toujours plus de laissés-pour-compte de l’économie libérale qui errent, sans solution émergente quant à leurs conditions et leurs positions sociales. Les familles éclatent, les jeunes sont victimes de carences éducatives pour ne parler que de celles-ci, des parcours de vie sont brisés parce que la machine à broyer du capital humain n’est plus sous contrôle de ceux la même qui les dirigent. Nous sommes entrés dans l’ère de l’actionnariat, nouvel eldorado.
L’État préfère budgéter des prisons pour mineurs, financer la répression, la psychiatrie car, malheureusement, on ne sait que faire de ces jeunes en errance affective et/ou éducative, plutôt que de préférer ouvrir des groupes de réflexion avec des professionnels du secteur social pour s’interroger sur de nouvelles orientations en matière de politique sociale, ou de financer des structures d’accueil d’urgences éducatives qui pourraient offrir à certains jeunes en rupture avec leur famille, et/ou avec les institutions, un dispositif d’accompagnement éducatif dans un quotidien, les invitant, par la redéfinition d’un cadre, à modifier des attitudes problématiques. La fracture sociale guette et la question sociale se fait toujours plus absente des débats publics.
Quel(s) moyen(s) notre société actuelle peut elle se donner pour éviter cette fracture et maintenir une certaine cohésion sociale ? Quelle société voulons nous construire pour nos jeunes ?
L’urgence sociale s’installe et les réponses se font rare, laissant le champs des possibles, libre de toutes innovations en matière d’intervention sociale pour peu que les volontés se rassemblent et se mettent autour d’une table afin de proposer des alternatives aux politiques sociales qui s’essoufflent, qui préfèrent sacraliser des directives éducatives de cliniciens émérites, de négocier avec des usagers, les dépossédant de leur responsabilité dans leur chemin de vie, plutôt que de les inscrire dans la totalité de leur devenir. Nous parlons d’accompagner l’urgence sociale, car il serait illusoire et très utopique de prétendre à enrayer la misère sociale qui n’est qu’une conséquence directe de la politique économique mondialement menée sur laquelle nous n’avons pas de prise, seul le marché détient ce contrôle. Les innovations en matière d’interventions sociales doivent émerger au nom de la solidarité pour résister à ce marché sans scrupule. Les jeunes, victimes indirectes de ces orientations politiques et économiques, sont ceux vers qui nous devons orientés nos motivations, nos innovations éducatives.
Le souci de l’environnement fait partie intégrante de « l’esprit ESCALAM ». Préserver les ressources et minimiser l’empreinte de son activité sur l’environnement sont des choix stratégiques et responsable pour lesquels ESCALAM s’engage. |